Introduction
La façon dont tu factures tes prestations influence directement ta rentabilité et ta relation client. Choisir entre un Taux Journalier Moyen (TJM) ou un forfait n’est pas qu’une question de préférence : c’est un levier stratégique.
C’est donc une réflexion indispensable à avoir si tu souhaites construire une offre rentable en tant que freelance.
Comprendre les deux modèles
1. Le TJM
Le Taux Journalier Moyen consiste à facturer un prix fixe pour chaque journée travaillée.
Avantages :
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Facile à calculer et à ajuster
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Flexible pour les missions longues
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Permet de facturer les dépassements
Inconvénients :
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Difficile à vendre pour des livrables “clés en main”
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Moins prévisible pour le client
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Peut inciter à rallonger les délais plutôt qu’à optimiser le temps
Le TJM fonctionne mieux lorsque la valeur ajoutée est liée à ton expertise en temps réel, par exemple en conseil, audit ou gestion de crise.
2. Le forfait
Le forfait consiste à définir un prix fixe pour un projet ou une prestation, indépendamment du temps passé.
Avantages :
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Vision claire pour le client dès le départ
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Potentiel de marge plus élevé si le projet est bien cadré
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Plus adapté aux missions avec livrables définis
Inconvénients :
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Risque de sous-estimer le temps nécessaire
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Moins de flexibilité si le périmètre change
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Besoin d’un cadrage précis dès le départ
Un forfait bien conçu repose sur un process reproductible et une maîtrise des risques liés au périmètre.
Comment choisir ?
Ton choix dépend de plusieurs critères :
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Nature de la prestation : une mission de conseil continu se prête mieux au TJM, un site web clé en main plutôt au forfait.
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Préférences du client : certains veulent un budget ferme, d’autres acceptent une facturation variable.
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Marge visée : selon tes process, l’un des deux modèles peut être plus rentable.
Ne t'enferme pas dans un seul mode. Beaucoup de freelances combinent les deux pour maximiser la rentabilité et la valeur perçue.
Ne pas oublier les charges dans tes calculs
Peu importe le mode choisi, intègre toutes tes charges dans tes tarifs : sociales, fiscales, outils, frais fixes… Sinon, tu risques de travailler à perte, même avec un prix qui semble élevé.
Pour un pas-à-pas concret, va voir intégrer ses charges et impôts dans ses prix.
Et pour avoir tout de suite le plancher sous lequel ni ton TJM ni ton forfait ne doivent passer, dis ce que tu veux gagner net et récupère le chiffre d’affaires et le TJM minimum à viser, micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL et SASU comparées. Gratuit, sans inscription.
Exemples concrets
1. Mission courte et urgente, choisir le TJM
Contexte : un client te contacte pour reprendre un projet en urgence après l’abandon d’un prestataire. Livraison en moins de 72h.
Pourquoi le TJM est adapté :
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Valorise la disponibilité et la mobilisation immédiate
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Permet d’appliquer un tarif majoré pour urgence (+20 à +40 %)
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Sécurise tes revenus grâce à un minimum de jours facturés, même si la mission prend moins de temps que prévu
2. Projet créatif cadré, opter pour le forfait
Contexte : création d’une identité visuelle complète pour une startup (logo, palette, déclinaisons). Livrables et délais fixés.
Pourquoi le forfait est adapté :
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Budget clair et fixé à l’avance, réduit les négociations
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Marge optimisée si le process est fluide
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Possibilité d’inclure un nombre limité d’allers-retours, chaque modification supplémentaire étant facturée
3. Accompagnement long terme, combiner TJM et forfait
Contexte : refonte d’un site web sur 3 mois, suivie d’un accompagnement SEO sur 12 mois.
Pourquoi combiner :
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Phase 1 (refonte) : forfait pour un livrable clair
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Phase 2 (SEO) : TJM mensuel ou forfait récurrent, garantissant un revenu stable
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Offre structurée dès le départ, évitant les renégociations en cours de route
Conclusion
Le TJM et le forfait ne sont pas opposés : ce sont deux modes de facturation qui peuvent se compléter très intelligemment dans ton activité.
L’important est de choisir celui qui maximise ta rentabilité tout en renforçant la confiance du client.
Avant d’arbitrer, pose ton chiffre : ton revenu net cible d’un côté, le chiffre d’affaires et le TJM minimum de l’autre. Une fois ce plancher connu, TJM ou forfait devient une question de mission, plus une question de survie.



